1- Le débroussaillage et l'écobuage
Souvent présentées comme des méthodes indispensables
et justifiées, ces deux actions ont des conséquences catastrophiques
sur les écosystèmes. En effet, les insectes en hibernation
sur les plantes ou en plein développement, sont détruits
par milliers. Outre leur disparition qui génèrent de grandes
difficultés dans l'alimentation des insectivores et de leurs prédateurs
(ruptures des chaînes alimentaires), c'est une régression
importante de la biodiversité tant animale que végétale.
C'est un véritable "génocide écologique" que personne
dénonce.
- Les "broussailles" font intimement partie des écosystèmes.
Elles sont indispensables, car elles sont un espace naturel où viennent
vivre de nombreux invertébrés et leurs prédateurs,
et où la compétitivité des espèces animales
et végétales s'exerce dans toute sa force..
2- Les éclairages publiques à
base de lampes à vapeur de mercure et halogènes
Nos éclairages publics attirent de nombreux insectes et de ce
fait perturbent complètement leurs cycles biologiques nocturnes.
Les vertébrés insectivores sont aussi attirés par
cette lumière, mais pour manger ces insectes. D'où un affaiblissement
considérable de la biodiversité entomologique et une diminution
très importante de leurs populations.
Les éclairages à proscrire sont les lampes à vapeur
de mercure et les fortes lampes halogènes (celles qui éclairent
les stades, les édifices publiques et les routes).
- La solution : les lampes à vapeur de sodium, de couleur orangée,
qui n'attirent pas les insectes.
3- Les insecticides, pesticides, plantes génétiquement
modifiées
L'usage répété et banalisé des insecticides
et pesticides dans la gestion des jardins et les cultures industrielles
sont catastrophiques pour l'entomofaune. Ils sélectionnent les espèces
les plus résistantes qui vont pulluler, et détruisent la
biodiversité de l'entomofaune et leurs populations.
La production de plantes génétiquement modifiées,
produisant elles-mêmes des insecticides pour lutter contre certains
insectes ravageurs des cultures, entraîne une dissémination
de ces plantes, dont on ne connaît pas les impacts sur le reste de
l'entomofaune, car aucune étude n'a été faite à
ce sujet. On sait déjà que le splendide papillon migrateur
Le Monarque (Danaus plexippus) a ses populations en nette diminution,
et que cette raréfaction est liée directement aux OGM produisant
des insecticides.
- Il existe de multiples façons de limiter les populations d'insectes
ravageurs, nuisibles ou hématophages. D'abord l'association de plantes
différentes, en bandes ou en taches multiples, la production et
l'épandage de répulsifs naturels tels que le jus d'ortie,
de citronnelle, le paillage qui garde l'humidité du sol et regroupe
bien des Arthropodes utiles aux cultures.
4- La monoculture industrielle sur de très
grandes surfaces
La monoculture d'une plante particulière (céréales),
à l'échelon industriel, favorise les populations d'insectes
ravageurs dont la biologie est inféodée à cette plante.
Elle crée un problème qui dépasse l'homme et l'oblige
à se servir de produits phytosanitaires extrêmement toxiques.
Par contre, une variété de cultures sur une surface donnée
protège les plantes contre la pullulation des insectes ravageurs,
car un écosystème se met en place où la biodiversité
de l'entomofaune est plus importante, favorisant la multiplicité
des prédateurs et hyperprédateurs invertébrés
et vertébrés.
On sait, aujourd'hui, que bon nombre de ces produits sont stockés
par les herbivores dont nous mangeons la viande. A notre tour nous sommes
pollués par ces produits chimiques.
5- Les engrais
Les engrais ont saturé nos sols. Toute la faune bactérienne
et la micro-entomofaune qui sont endogées ont disparu, laissant
des terres sans vie, fragilisant les plantes et les rendant dépendantes
des adjuvants chimiques. Que dire des eaux polluées par ces produits
et les insecticides.
L'entomofaune aquatique présente de nombreuses espèces
qui sont très sensibles à la pollution chimique des eaux.
Ce sont de réels bio-indicateurs qui nous renseigne sur la qualité
des eaux.
6- Protection des insectes
Elle est indispensable au bon équilibre des écosystèmes.
Parmi les nombreuses actions des insectes, il faut mettre en évidence
leur rôle fondamental d'agent pollinisateur des fleurs (fruits, légumes,
céréales, etc).
S'ils venaient à disparaître, ou si leurs populations
diminuaient sensiblement (ce qui est en train de se passer), nous aurions
de sérieux problèmes dans la production des végétaux
qui sont indispensables à notre survie.
Ne serait-ce que pour cette raison, très égocentrique,
la protection des insectes est une nécessité dont il faut
se convaincre.
Bien sûr, me direz-vous, les insectes hématophages tels
que les Moustiques, les Punaises des lits, la Mouche Tsé-tsé,
etc...ont un impact très négatif sur l'homme. La gestion
de leurs populations demande, aujourd'hui, une bien meilleure connaissance
de leur biologie pour une lutte efficace, avec d'autres méthodes
que celle de l'emploi d'insecticides (luttes biologiques et surtout luttes
génétiques).